“Jeannot, tu leur diras de raconter notre histoire dans leur monde libre. Que nous nous sommes battus pour eux. Tu leur apprendras que rien ne compte plus sur cette terre que cette putain de liberté capable de se soumettre au plus offrant. Tu leur diras aussi que cette grande salope aime l’amour des hommes, et que toujours elle échappe à ceux qui veulent l’emprisonner, qu’elle ira toujours donner la victoire celui qui la respecte sans jamais espérer la garder dans son lit. Dis-leur Jeannot, dis-leur de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à eux, ceux de leur époque. Les miens ne sont faits que des accents de mon pays, du sang que j’ai dans la bouche et sur les mains.”

« Résistance, Résistance, je t’ai cherché
Résistance, Résistance, je t’ai trouvé
Résistance, Résistance, je t’ai aimé
Résistance, Résistance, je ne t’oublierai jamais
Tu nous avais promis la venue du printemps
Sur cette terre souillée de sang
Tu nous avais redonné le goût en l’espérance
Sur cette terre, oh résistance
Tes cris, tes pleurs, tes chants d’espoir
Nous emportaient loin des nuits noires
Où des hommes étaient fusillés
Pour avoir cru à la liberté
Les corps gisaient par terre
Ils souriaient, je te le promets
Ils souriaient à la vie, à la victoire
Ils souriaient à l’amour, à ses regards »
Mlle Cali